...............TOUT SAVOIR sur le LITIGE avec le MAIRE

Petit à petit et quand il le faudra et si le maire Guy MANIFACIER nous y pousse,

nous (l'Association des Compagnons de St Sébastien) publierons ici...TOUT. Le maire s'est permis de couvrir pendant des mois les panneaux municipaux de soit-disant non-conformités du Relais, de publier dans le Midi Libre un ou deux articles diffamatoires (la justice dira) et même d'oser faire une circulaire pour la nouvelle année appelant le "peuple" à donner son avis sur comment remplacer le Relais alors qu'il n'est encore pas fermé : vous ne croyez pas qu'il est grand temps de "corriger l'information officielle" qui a des relants de république bananière ? A suivre... Dans un premier temps, nous donnons ci-dessous les fastidieux mais importants détails de ce litige sidérant par l'ampleur qu'il a pris. A vous de vous faire une opinion, sur des faits, pas sur un monologue.

L'APPEL à CANDIDATURE

En novembre 2017, la première exploitante du Point Multi Services ("PMS") déposait le bilan après moins de 3 ans d'activité. Epuisée et (selon certains) lasse des petites peaux de banane de la mairie, déjà. En janvier 2018 la mairie publie un "appel à candidature". A noter trois points insistants :

  • s'adapter au "contexte local " : que signifie cette précision ? Peut être "s'adapter aux pratiques du maire ou de la mairie"?...
  • avoir de l'expérience dans la cuisine/restauration (en 1) puis dans le commerce (en 2), voir dans un Point Multiservices (en 3).
  • "épicerie de dépannage" : cette activité est clairement positionnée comme "non rentable", ce qui aura dans le litige à venir son importance

Le document original est à télécharger ci-dessous.

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LE PROJET d'Hélène sélectionné à l'unanimité

Hélène et Jean François présentent un projet complet qui est sélectionné par la municipalité à l'unanimité parmi 8 candidats. Un dossier jugé complet et solide avec une candidate au CV couvrant TOUTES les attentes. Ce projet, à la lumière des premiers mois d'exploitation et la découverte de "certaines réalités sous-estimées", va évoluer  APRES la consultation et AVEC l'assentiment du maire et de son conseil municipal...jusqu'en août 2019 ...

Dossier téléchargeable ci-dessous: beaucoup de clarté, d'arguments et d'idées, non ?

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LE CONTRAT

Ce point va être en droit administratif la clé de beaucoup de décisions. Le Relais de la Fabrègue est une entreprise sous statut de SASU, créée par Hélène en mars 2018 et qui a signé avec la mairie en mars 2018 un "contrat d'affermage" qui fixe les droits et obligations de chacun, mairie d'un côté et Hélène de l'autre.

La "mise à disposition d'un bâtiment public" prévoit notamment les types d'activités obligatoires ou suggérées. Ainsi qu'une indemnisation en cas de rupture de contrat avant les 5 années "garanties" ce qui compense l'absence de toute propriété commerciale ...

IMPORTANT : le titre du contrat d'affermage est "exploitation d'un BAR avec RESTAURANT + espace multiservices"... et non pas "boulangerie+ etc.".

Vous lirez ci-dessous le contrat intégral signé.

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contrat d'affermage signé.pdf
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Pourquoi une ASSOCIATION

Lors de la préparation du projet, la "complexité" du contexte local était très vite apparue : une commune dispersée en 13 ou 14 hameaux sur 15 km2, sans centre ville, avec une multitude de typologies de populations (quelques vrais cévenoles + beaucoup de séniors + des expatriés étrangers + des résidences secondaires + etc. tout ça avec un total de 530 habitants...) et (en plus d'une mine de Carnoulès qui déverse jusque Anduze ses flots jaunatres d'arsenic) et si une grosse polémique entre les pros-PMS et les antis... Vaste programme.

Par expérience et intuition, nous avons décidé de créer une association ("les Compagnons de St Sébastien") dans un triple objectif (inscrit dans les statuts où le maire de St Sébastien est...Président d'Honneur !!!):

  • promouvoir et animer le Relais ( à ses seuls frais)
  • défendre le Relais : un commerçant ne peut souvent pas tout dire ou faire ce qu'il veut, quand une association adossée peut, elle, faire et dire ce qu'elle veut... Bonne intuition!
  • IMPORTANT donner un statut au bénévolat : la précédente exploitante (et la mairie) avaient pour habitude de "faire travailler" bénévolement plein de gens au PMS. C'est sympa mais ni réglo ni prudent. Il fallait commencer par couvrir ces gens par une assurance RC solide et leur donner un statut qui évite le "travail dissimulé" chassé par l'URSSAF. Ce point aura de l'importance plus loin quand le maire "insinuera"...voir plus loin dans les actes malveillants du maire... avec écrits factuels téléchargeables.

A noter : Les Compagnons de St Sébastien sont la 2ème association de la commune, largement plus que les chasseurs par exemple...

Le RELAIS de la Fabrègue

Il fallait rebondir dans un contexte local chargé et polémiqueux (1/2 de la commune était contre le PMS, 1/2 pour mais, parmi les pour beaucoup critiquaient l'ancienne exploitation : des chiens dans le PMS, une restauration trop simple, etc..).

Les points clés du concept :

  1. la restauration sera l'activité principale et clé du système économique de l'entreprise. Elle seule peut assurer une rentabilité que le cahier des charges, le contrat et la mairie priorisaient. Hélène a l'expérience et la qualification pour faire une cuisine de qualité. Et l'établissement a un "passif" au niveau de l'activité bar (fréquentations discutées)... Une montée en qualité côté restauration (visée de "labellisation" dixit le contrat) est soulignée par le maire.
  2. Jean François assurera dans un premier temps le service, car le système économique ne permet pas d'embauche quand même le SMIC n'est pas accessible à la gérante. Son statut de Président de l'association lui assure ainsi un bénévolat légal.
  3. des choix forts : chiens non admis ni sur la terrasse ni à l'intérieur + service bar fermé pendant les services restauration + propreté exigée et assurée.
  4. un planning d'ouverture très engagé : ouverture 5 jours sur 7 hors saison et 6 jours sur 7 en saison + ouverture le matin 8h et service restauration midi et soir (cela fait entre 90 et 110 heures semaine par personne...). Bien au delà des obligations contractuelles.

Hélène investit 15.000 € pour équiper, décorer et promouvoir son Relais. Le contrat de 5 ans garantis (c'est écrit) aurait dû permettre au moins un retour sur investissement . Beau gâchis.

Les ADAPTATIONS à apporter au projet

Comme dans tout projet, les premiers mois d'exploitation obligent ou permettent d'adapter certains choix initiaux . Au Relais, voici les constats des premiers mois et les adaptations opérées :

  1. le pain (une obsession du maire dans ses "réquisitions") : un PMS doit effectivement proposer ce service et le Relais l'a fait du 1er au dernier jour (au Tribunal, des attestations témoignages pourront être  produites de personnes ayant recherché et trouvé ce service). L'adaptation a été de proposer (comme le faisait la précédente exploitante ce qui ne gênait apparemment pas le maire à cette époque...) un service de dépot sur commande la veille au soir : pendant 20 mois cela a été fait et bien fait car les quelques clients fidèles en étaient ravis. Mais la demande est assez faible, y compri des gites ou chambres d'hôtes : à St Seb, 15 km2,  on doit de toutes manières prendre sa voiture et donc passer devant 3 ou 4 boulangeries chaque jour...
  2. les horaires d'ouverture : n'importe quel commerce, épicerie, bar ou restaurant a besoin d'acheter des produits, d'entretenir ses locaux, et (excusez-nous) de se reposer un peu. En ouvrant le matin à 8h, quand on a souvent fermé la veille au soir à 23h ou 2 heures du matin, la plage horaire de 8 à 10h est précieuse :pour aller chercher tous les jours le pain frais par exemple (36 km aller-retour) ou tout simplement parce qu'il n'y a AUCUN client avant 9h ou 10h dans ce village où retraités, sans emploi ou personnes isolées sont nombreux. Nous avons ainsi fixé l'ouverture du matin à 10h. Le contrat nous en laissait totale liberté bien sûr.
  3. une demande d'épicerie presque inexistante : nous misions sur peu (2 points multiservices  à moins de 2 km plus des supermarchés ou marchés à 6 km...) mais pas à ce point : 3 demandes en 3 mois dont un pot de Nutella, des cotons-tiges bio et du pastis... L'épicerie de dépannage, c'est quoi à St Sébastien ??? Deux anecdotes : la première tient en les félicitations du maire Alain BAUD créateur du PMS en 2014 (MANIFACIER n'était que conseiller municipal à l'époque) pour le rayon épicerie mis en place par Hélène ("tu as tout compris"... voir photo en rubrique "Point Multi Services") et celle (par écrit) de la présidente de Aigrefeuille qui inscrit sur le cahier des suggestions de ce que devrait être le "dépannage" : "prévoir l'apéro Campari en rayon"... Que des produits de première nécessité donc "de dépannage" bien sur. Non ?
  4. une absence totale de signalétique routière : à notre totale consternation, nous découvrons en avril 2018 que St Sébastien n'est même pas inscrite sur les cartes touristiques de l'agglo et du Département !!! Le maire Guy MANIFACIER répond "oui, c'est dommage, je vais leur écrire"... Quel impact et sacrée efficacité : l'anné suivante, idem ! Notre grand maire est trop fort! Certes il pose sur le plot EDF de la route Anduze - Alès une bache fléchage, merci... Quand on sait que ni notre banquier, ni notre expert comptable ni notre caviste, tous d'Anduze et nés ici, n'ont JAMAIS  MIS les PIEDS à St Seb, on mesure les difficultés et handicaps de cette commune oubliée et handicapée par sa seule réputation minière.
  5. l'absence totale de clientèle locale le midi : nous avions, à la demande du maire, mis en place un menu semaine midi à 12€50 avec boisson, entrée, plat, dessert et café compris... Pas mal, non ? Résultat : 3 clients en 3 mois... Pourquoi : parce que le peu de gens qui travaillent ici, travaillent hors village et ne vont pas revenir le midi pour déjeuner. Réalité à intégrer

Un premier exercice très DECEVANT

Oui, nous n'avons aucune honte à le reconnaître : la reprise du PMS fermé depuis 5 mois  a été difficile. Le résultat de notre premier exercice (avril à décembre 2018) est négatif :  120€ de chiffre d'affaires en 8 mois en épicerie, 75€ de produits régionaux vendus, une moyenne de 5,60 € de cafés le matin, un bar avec une fréquentation trop irrégulière quand les piliers de bar ont été dissuadés par choix... En plus, le Relais et l'Association ont assumé d'animer la place de la mairie (désespérément vide sans arrêt) en organisant une dizaine d'activités musicales à leurs seuls frais (sans la moindre subvention municipale quand partout -Mialet par exemple- les aides sont assurées et salvatrices). Un budget qui va peser mais qui ravit tout le monde. Sauf le maire ? Heureusement la restauration marche : des menus généreux et savoureux (ce sont les clients qui le disent et l'écrivent) mais pas assez chers pour assurer la rentabilité d'un établissement aux charges fixes non négligeables. Le Relais est tout proche du dépot de bilan en janvier 2019 et il ne survit que grâce à :

  • la compréhension du maire (et oui, il ne nous aime plus que depuis peu...) qui suggère de décaller les échéances de loyer municipal : "pas vital pour la commune donc un coup de pouce facile"..."mettez-vous un plan en place  avec la Trésorerie d'Anduze"...ironie du sort, le même maire dira l'inverse après le fameux 19 août 2019 (voir plus loin)...
  • la compréhension de 3 fournisseurs importants qui acceptent de différer leurs créances : l'expert comptable FCP , le brasseur ADS et ENGIE.
  • un choix immédiat de repositionnement du Relais: les frais d'exploitations ont été sous-estimés et la marge est trop faible. Il convient de faire ce qu'on appelle une "montée en gamme" en offrant une cuisine encore meilleure mais plus chère. Les menus passent de 18 à 22€ et cela conduit à une année 2019 à forte progression...jusqu'au 15 septembre (voir plus loin). Une clientèle qui s'élargit de plus en plus : des gens de St Sébastien qui reviennent, de Générargues, St Jean du Pin, Anduze, Alès et même Lédignan et Uzès.
  • L'entreprise sauvée en quelques mois : ouf. Spectaculaire redressement.
  • Une saison d'été au delà des espérances : quand la canicule, les événements sociaux et d'autres facteurs font que la saison d'été 2019 en Cévennes particulièrement est difficile, courte voir catastrophique pour certains à Anduze ou Alès, le Relais connait de juin à fin août un vrai succès. Bravo Hélène, enfermée dans une cuisine de 7 m2 (quel bâtiment absurde !!!) avec 48 à 50 degrés en permanence, 110h semaine au moins. Tout ça pour en arriver au désastre d'aujourd'hui : ça vous dérange pas tout ça ? Vous n'auriez pas envie de réagir à notre place ???

Voilà pour la partie positive et réaliste de la première tranche de vie du Relais de avril 2018 à août 2019... qui sera l'avant dernière aussi.

Nous allons bientôt afficher en page une les photos des nombreuses soirées réussies au Relais pendant cette période : on y verra que des gens heureux, bien accueillis, et même des élus adeptes.... Si-si. Un seul grand absent : le maire...

QUE s'est-il passé au Relais le lundi 19 août vers 15h ?

Le lundi a toujours été notre seul jour de fermeture.

Ce lundi 19 août 2019, le maire fait irruption dans le Relais, pourtant fermé...

Ce qui se passer est probablement la clé et seule explication des suites des événements et de la destruction du Relais.

 

A SUIVRE...